Tu te dis sans doute « Si je choisis mes clients, je vais en laisser passer quelques uns et perdre du chiffre d’affaires ? Et si je dis non à certains clients, je vais les vexer et ils ne voudront plus travailler avec moi ? »

Détrompes toi, dire non rend service à tout le monde : à ton client, à ta boite, et à toi. Je vais t’expliquer pourquoi je trouve que c’est une bonne idée, et pourquoi trop peu de gens osent le faire…

On dit non à qui ?

À ceux avec qui on est pas alignés, ceux avec qui on ne partage pas la même vision (de la vie, d’une entreprise) ou ceux qu’on ne sent pas. Ça fait un peu « mauvais gourou » de dire ça, mais d’expérience on attire à 99% des gens avec qui on a quelque chose à faire, des gens avec qui on résonne, on s’élève. Le 1% restant, ce sont des clients qui vont être très chronophages, qui vont toujours en demander plus…

À ceux n’ont pas les moyens de leurs ambitions pour commencer. Ceux qui veulent le beurre, l’argent du beurre et les fesses du crémier sans avoir rien à apporter (ou presque) en contrepartie. Bien sûr de temps en temps on a un coup de cœur pour un projet, une entreprise, une belle personne, et on a envie de l’aider. Allons-y, mais que ça reste une exception, et que la balance reste équilibrée.

Il faut garder en tête qu’on ne peut pas faire des fleurs ou un crédit à nos clients, nous ne sommes pas là pour investir dans leur boîte ! Notre rôle est d’avant tout développer la nôtre, alors OK pour avoir parfois la main sur le cœur mais gardons toujours la tête sur les épaules 😉

On dit non pourquoi ?

Pour se préserver. Se garder du temps contre les clients chronophages dont on vient de parler, pour pouvoir l’allouer à d’autres projet (ou à sa boite). Eh oui, c’est bien beau de signer un nouveau contrat à X€ ou X heures de travail, si au final c’est pour en passer le double parce que l’interlocuteur est pénible ou ne comprends pas notre démarche ou métier, c’est un contrat pas rentable, et c’est dommage. Ah oui parce que ces clients là, n’espérez même pas leur envoyer un avenant, c’est muerto cacao vous n’obtiendrez rien de plus d’eux. Par contre eux risquent d’obtenir beaucoup (plus) de vous, et c’est là que le bas blesse…

Pour s’économiser. Eh oui qui dit client pénible, dit mauvaise humeur, travail dans des conditions bof bof, irritabilité, perte d’énergie … Bref tout ce qu’on essaye d’éviter au possible. Donc on reste concentré sur le reste, parce que notre disponibilité, créativité et notre capacité de travail ont leurs limites, donc autant les dépenser positivement ! Vous n’avez jamais remarqué que lorsqu’on travaille pour un client ou un projet qui nous botte, nous parle, nous porte, nous inspire, tout est fluide, c’est du pain béni ! Limite, on n’a pas l’impression de travailler (ah si quand même on est payé, c’est vraiment cool d’être à son compte).

Pour garder sa crédibilité. Point un peu sensible, mais parfois (on va le dire, allons-y), on n’a pas toujours envie d’être associé à n’importe quel projet. C’est pas de l’égo mal placé, c’est simplement notre crédibilité et image professionnelle dont il s’agit. Et ça peut aller vite… Donc de temps en temps, on peut se refuser un projet qui ne colle pas à l’ADN de notre société.

On dit non comment ?

Avec professionnalisme ! Si c’est une question de budget qui nous empêche de collaborer (ou poursuivre une collaboration), on pose les choses à plat. On détaille pourquoi on ne peut pas faire rentrer toute la demande dans un si petit budget, ou pourquoi nos prix ne sont pas flexibles à la baisse (il faut bien qu’on paye nos factures…). Quand on discute, tout finit par se comprendre, même si rien n’aboutit derrière. L’idée n’étant pas de se mettre les gens à dos 😉 Même chose si ça porte sur nos compétences. On ne peut pas tout savoir et tout maîtriser, donc quand je ne suis pas sûre j’étudie longuement la question et j’essaye de trouver une solution de repli pour la personne si besoin.

Avec bienveillance et gentillesse, ça va de soi ! On n’est pas méchant, on est juste réaliste face à notre vie professionnelle : on ne se correspond pas. On explique à l’interlocuteur pourquoi il vaut mieux qu’il se tourne vers quelqu’un d’autre (on peut lui conseiller des partenaires si on en a qui conviennent), ce qui ne nous convient pas dans son approche, son projet ou son budget. Ça peut paraître prétentieux, mais l’honnêteté paye toujours : au delà de vous rendre service, vous rendrez aussi service à l’autre partie en jouant carte sur table. Avec un peu de chance ça pourra le faire réfléchir et évoluer, qui sait…

Et toi, est-ce que ça t’a fait réfléchir… ? Écris moi pour qu’on en parle si tu veux 🙂 

À PROPOS

En tant que coach en communication, je partage ici des conseils, astuces, savoir-faire et compétences dans l’univers de la communication, pour commencer à vous transmettre ce que je sais !

Vous trouverez aussi des articles sur 2 thématiques transversales : l’épanouissement et l’organisation d’un entrepreneur. Regroupés en 3 catégories, j’espère qu’ils trouveront écho en vous, et surtout vous seront utiles…

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